Conte japonais #63 – Le concours

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Il y a bien longtemps, il y avait dans l’ancienne Kyoto un immense temple qui faisait la fierté des habitants. Dédié aux dieux du tonnerre, ses sanctuaires se dressaient au nord-est de la ville, protégeant la capital des désastres et autres démons.

Car en ces jours lointains, biens d’étranges créatures hantaient encore le Japon. Et dans la forêt qui entourait le saint temple, vivaient un renard et un tanuki.

Ces bêtes n’étaient pas de joyeux voisins vivant en en paix et harmonie. En effet, toutes deux ne s’entendaient pas très bien. Lire la suite

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Japanese tale #63 – The contest

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Once upon a time, there was in old Kyoto a wide sanctuary which was the pride of the locals. Dedicated to the thunder gods, the shrines stood at the North-East of town, shielding the capital from disasters and demons.

For those old days, many strange creatures still haunted Japan. And in the forest surrounding that holy sanctuary, a fox and a tanuki lived – but not in peace nor harmony.

The beasts were not friendly neighbors and did not get along well. Both sly and mischievous, they were also consummate shapeshifters.

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Japanese tale #43 – Ghost Song

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A long time ago in the city of Kyoto, the emperor owned an amazing biwa lute. Named Genjo, the antique instrument had been passed on from generations to generations since ancient times. Made of the smoothest dark wood, its neck rose thin and tall like a graceful crane.

Renowned for its clear voice, Genjo was one of the most fabulous treasures of the court. None but the emperor had the right to play it, and very few had had the chance to hear it sing for the man was not a keen music player.

Most of the time, the lute rested well guarded deep in the heart of the palace, nestled among the finest silks in a precious wooden chest.

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Conte japonais #43 – Mélodie Fantôme

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Il y a bien longtemps dans la ville de Kyoto, l’empereur possédait un extraordinaire luth biwa. Appelé Genjo, le très vieil instrument avait été transmis de générations en générations depuis les temps immémoriaux. Fait du plus beau bois sombre, son col fin s’élançait vers le ciel tel une grue gracieuse.

Renommé pour sa voix claire, Genjo était l’un des plus fabuleux trésors de la cour. Seul l’empereur avait le droit d’y toucher, et bien peu pouvaient se vanter d’avoir entendu son chant car l’homme n’était pas très bon musicien.

La plupart du temps, le luth demeurait sous bonne garde au coeur du palais, reposant dans un coffre de bois précieux empli des plus fines soies.

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