Pourquoi je n’ai pas écrit de film sur Sitting Bull – Claire BARRÉ

Je remercie Robert Laffont pour m’avoir adressé ce roman qui paraitra le 17 Août prochain 🙂


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« Je pars pour le Dakota du Sud. . Là-bas, une voiture de location m’attend. Je vais conduire jusqu’à la petite ville de Deadwood, pour y rejoindre l’hôtel que j’ai réservé en ligne, il y a quelques mois. L’établissement s’appelle le Mineral Palace Hotel & Gaming et possède son propre casino.

Alors que l’avion décolle, mon esprit continue à s’interroger, à revenir en boucle sur tous les curieux événements qui m’ont poussée à entreprendre ce voyage. »

Quand Sitting Bull apparaît mystérieusement dans sa cuisine, Claire, scénariste parisienne et mère de deux enfants, cherche à décrypter le sens de cette vision… Sa quête la conduit d’abord chez une chamane russe, puis auprès d’Ernie LaPointe, l’arrière-petit- fils du célèbre chef indien.


L’avis du Tanuki : paws 4


Claire a un problème, elle voit Sitting Bull. Pendant quatre jours, il va planer là à gauche de sa vision, regard perçant, attentif. Problème neurologique ? Folie ? Une fois l’inquiétude passée, elle cherche à comprendre pourquoi le célèbre chef lui aurait rendu visite à elle. Et de fil en aiguille, la voilà qui pousse la porte d’une chaman vivant à Paris. Qui lui apprend, d’un air désolé : « vous êtes foutue, vous êtes chaman ».

L’histoire de départ prête à sourire. Pensez donc, une parigot-bobo qui se lance dans le néo-chamanisme, entre stages de tambours le week end, et recherche de totems lors de dîners entre amis entre le plat et le dessert. Mais passé les sourires narquois et l’incrédulité, on se surprend rapidement à suivre avec curiosité le cheminement spirituel de Claire.

Avec beaucoup d’humour, l’auteure détaille sans fards comment elle est tombée dans le chamanisme – une pratique pas plus étrange qu’une autre quand on y réfléchit. Mais, Et surtout – plus que ses transes-visions -, elle nous invite à découvrir le personnage de Sitting Bull et à aller à la rencontre des Lakota d’aujourd’hui.

C’est sans conteste la partie la plus intéressante de ce livre. Bien plus accessible et vivante qu’une biographie classique, l’enquête que mène Claire Barré sur l’homme et son peuple est très prenante et détaillée. Et son voyage dans le Dakota pour rencontrer Ernie Lapointe, l’un des descendants du chef, et sa femme en est la clef de voute.

Grâce à des échanges joyeux mais pudiques et d’une grande justesse, ils témoignent de ce qu’est le quotidien des « premières nations » aux Etats Unis. Vie dans les réserves, racisme ordinaire, combats politiques, sociaux et économiques,  tout y passe, mais sans prosélytisme ni larmoiement.


TL : DR

Le neo-chamanisme de Claire m’a parfois fait lever les sourcils car certaines réflexions naïves frôlaient l’appropriation culturelle (si vous voulez fouiller ces questions, ces quelques liens sont un bon début de réflexion 1 / 23).

Mais si vous vous intéressez aux indiens d’Amériques, à leur combat, à leur philosophie, je ne peux que vous conseiller ce témoignage.

Claire Barré voulait réaliser un film sur Sitting Bull. Comme l’indique le titre, elle a finalement abandonné ce projet pour ce livre. Ernie Lapointe souhaitait que sa rencontre avec Claire laisse en trace, touche des gens :  c’est à mon sens, parfaitement réussi !


Pourquoi je n’ai pas écrit de film sur Sitting Bull, de Claire BARRÉ – éditions Robert Laffont – 252 pages – ISBN 9782221203576

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[Giveaway/Concours : Retour d’Écosse] Les résultats !

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Et voilà, le premier concours s’est clôturé hier soir !
Un grand merci à tous et toutes pour vos participations 😀

A tous mes amis hors EU : Thank you all for your mp and tumblr mails!
I am so sorry I could not open this giveaway to you guys.
Promise, I’ll try to organize another one more international-friendly next time!

Je ne vais pas vous faire languir plus longtemps :

Résultats sous le cut !

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[Giveaway/Concours] Retour d’Écosse

Plus qu’une semaine avant la clôture du concours !
Certain.e.s d’entre vous ne m’ont pas encore précisé leur lot préféré. N’oubliez pas de le faire soit en laissant un commentaire, soit par email [ le.tanuki@yahoo.fr ] 😀

Tanuki no monogatari

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Je suis rentrée d’Écosse depuis 2 mois déjà et je termine tout juste mon carnet de voyage. De là à dire que j’écris terriblement lentement il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas xD

Heureusement, j’ai ramené dans mes valises de menus cadeaux propres à me faire pardonner. Oui oui des cadeaux, car avec les premiers flocons qui tombent dans mes montagnes, l’esprit de Noël pointe déjà son nez ! Donc en un mot comme en 100 :

Concours mes bon amis !

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[Giveaway/Concours] Retour d’Écosse

concours ecosse.jpg

Je suis rentrée d’Écosse depuis 2 mois déjà et je termine tout juste mon carnet de voyage. De là à dire que j’écris terriblement lentement il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas xD

Heureusement, j’ai ramené dans mes valises de menus cadeaux propres à me faire pardonner. Oui oui des cadeaux, car avec les premiers flocons qui tombent dans mes montagnes, l’esprit de Noël pointe déjà son nez ! Donc en un mot comme en 100 :

Concours mes bon amis !

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[Carnet d’Écosse #5] Île de Skye 2/2 + En route pour le Nord

Skye déploie son immensité ce matin. Mais, cette fois ci, nous filons vers la côté Est de l’île. Bien plus proche de Portree sa « capitale », il est plus difficile d’échapper aux touristes en goguette. Le nombre de camping cars au mètre carré est hallucinant, et l’Old man of Storr pris d’assaut.

N’ayant pas trop envie de piétiner derrière la horde de nééerlandais du 3ème age, nous prenons les chemins de traverse. Les paysages sont toujours autant à couper le souffle.

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[Carnet d’Écosse #4] Péninsule d’Ardnamurchan + Île de Skye (1/2)

Nouveau ferry, nous quittons l’Île de Mull sous le soleil ce matin direction la déserte Ardnamurchan. Déserte, car si la côte bordant le Sound of Mull, joliment boisée, est un repaire à maisons secondaires (de riches), tous le reste de la péninsule resté bien longtemps inaccessible par route… est vide d’habitants.

On traverse la lande, croisons des troupeaux bien peu stressés de Highlands cows et autres moutons. Un cerf et son jeune nous surprennent au détour d’un virage avant de disparaître. Clairement, l’homme n’a pas vraiment sa place dans le coin.

(le phare d’Ardnamurchan marque le point le plus à l’Ouest de la Grande Bretagne)

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[Carnet d’Écosse #3] Hébrides intérieures : les îles de Mull et d’Iona

Ce matin, Oban est nichée dans la brume. Tout autour du ferry qui nous emmène vers l’île de Mull, le monde entier est gris. Cotonneux pour le brouillard épais, profond pour les îles qu’on entraperçoit ça et là. Et métallisé et froid pour l’océan, lisse comme une lame.

Soudain, quelques éclats d’obsidienne troue la surface calme de l’eau. Des marsouins nous accompagnent sur quelques mètres puis disparaissent à nouveau dans les profondeurs. Plus loin, je distingue d’autres éclats bardés de bandes blanches, probablement des dauphins communs. Et je ne n’arrive pas à me sortir cette chanson de la tête :

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[Carnet d’Écosse #2] Oban et l’île de Seil

Proprette et niché dans un écrin de verdure, Oban dévale des collines pour s’abimer dans une baie protégée par l’île de Kerrera, si proche qu’on pourrait presque la toucher.

Les vieux bâtiments bourgeois-chicos témoignent d’un passé balnéaire à la mode (la reine Victoria, qui aimait y séjourner, leur avait fait à l’époque une sacrée pub). A moins que succès de la ville ne soit dû à la distillerie de whisky qu’elle abrite en son sein ? Avouez que le hasard fait bien les choses !

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(vue depuis McCaig’s tower. Le machin qui dépasse, c’est la cheminée de la distillerie)

Malgré sa petitesse, Oban est notre dernière « grande ville » avant Portree sur l’île de Skye. Autant dire que dans les prochains jours, notre vie sociale va surtout être composée de moutons.

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[Carnet d’Écosse #1] Du loch Lomond à la côte d’Argyll

Le ciel est gris sur Glasgow. Il a beau faire doux, ces 15° sont un peu un choc après les 30° qui nous pourchassent dans nos montagnes depuis deux mois.

Nous y voilà. La douane est passée, la voiture récupérée et notre monstro valise chargée. On scande « on roule à gauche » et c’est parti pour l’aventure ! Sous les nuages bas, premiers ronds points, on serre un peu les fesses mais ça passe. Quelle idée aussi de conduire du mauvais côté de la route !

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