The Language of Thorns – Leigh Bardugo

Lu en LC avec Audrey de Light and smell 😀


fairyloot octobre (2)

Si l’amour parle fleuri, la vérité est hérissée d’épines.

Bienvenue dans un monde de sombres serments passés à la lumière de la lune, de villes hantées et de bois affamés, de monstres doués de parole et de golems en pain d’épice. Un monde où la voix d’une jeune sirène peut déchainer des tempêtes, et où une rivière obéit aux ordres d’un amoureux transi – pour le meilleur et pour le pire.

Inspirée par les contes et légendes, Leigh Bardugo propose ici six histoires remplies de trahisons, vengeances, sacrifice… mais aussi d’amour.


L’avis du Tanuki : paws 4+paws coeur


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Ce livre fait partie du challenge Coupe des 4 Maisons.

Objet Beedle le Barde : un conte réinventé


J’ai reçu ce livre dans la box Fairyloot d’Octobre dernier, et mes amis, quel carton plein !

On ne va pas se mentir, j’aime les contes 😉 Alors quand j’ai vu le nom de Leigh Bardugo sur la couverture, j’ai sauté de joie (ayant adoré la duologie Six of Crows, et dévoré les Grisha – qui commencent à être traduits en français, hip hip hip hourra !).

Ce livre est le plus beau que j’ai eu entre les mains ces dernières années. Ce recueil propose en effet 6 histoires illustrées par Sara Kipin. Mais attention, on ne parle pas juste de bêtes images non, les illustrations apparaissent au fil du chapitre (et parfois changent selon les retournements de l’histoire) avant d’être dévoilées en entier à la fin. C’est tout simplement sublime, voyez plutôt :

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Côté écriture, on retrouve tout le charme de la plume de Bardugo qui une fois encore n’hésite pas à maltraiter ses héros, et à nous entrainer dans des histoires sombres ou tristes. Le vocabulaire est ciselé (attention, le niveau d’anglais est parfois un peu élevé), les phrases enchanteresses. Et malgré le format somme toute assez court, on est complétement happé par ces contes cruels

L’auteure se plait à bousculer les trames classiques des contes. Noir, parfois acide, mais toujours émouvants, on dépoussière les histoires sucrées à la Disney pour un retour aux sources exaltant (aaaah, quand les contes avaient encore du sang et des fins cruelles !). L’ambiance slave est également un réel plus 🙂

Les récits sont les suivants :

  • Ayama et le bois d’épines (Ayama and the thorn wood) : inspiré par le mythe du minotaure, Cendrillon, et les classiques 3 épreuves de conte de fée. Les monstres ne sont pas toujours ceux que l’on croit…
  • La sorcière de Duva (The witch of Duva) : une relecture des histoires de Baba Yaga saupoudrée d’une pincée d’Hansel et Gretel. Un peu long à démarrer mais le twist final et aussi glaçant qu’excellent !
  • Le renard trop malin (The too clever fox) : inspiré d’un conte slave (je crois, impossible de retrouver le nom de cette histoire) mettant en scène des animaux luttant contre un chasseur. J’ai assez vite débusqué le retournement à venir, mais ça restait très bien écrit !
  • Petit couteau (Little knife) : vous aimez les belles princesses ? Ca tombe bien, tout le royaume où coule la rivière Petit Couteau aussi ! Le déroulé est très classique, un peu ennuyeux même, et puis bam! Bardugo  sauve le tout dans les 3 dernières pages qui sont juste jouissives 😉
  • Le prince soldat (The soldier prince) : une relecture du Casse Noissette avec un brin de Coppelia et de Soldat de plomb. De tous, le conte que j’ai le moins aimé car un peu brouillon (mais je n’aime pas trop les contes d’origine que je trouve très creux, donc cela a du jouer sur mon ressenti).
  • Quand l’eau chanta du feu (When water sang fire) : pour finir en beauté, une relecture de la petite sirène. Le plus long de tous ces récits, qui prend du coup plus le temps de pauser ses enjeux… et les indices de son excellente révélation finale (dans tes dents Disney xD).

Difficile de chroniquer plus avant ce recueil sans vous spoiler tous ces contes. Du coup faisons simple : c’était très, très, très bien et c’est un coup de coeur ❤


TL : DR

Princes maudits, chaumières de pain d’épice ou voix enchanteresses, que des classiques  simples et efficaces. Mais, les morales d’origine se sont perdues au fil des années, il était grand temps de dépoussiérer tout cela ! Language of Thorns est pour vous si :

  • Vous aimez l’atmosphère cruelles des contes de Grimm, d’Andersen ou des contes slaves
  • Vous cherchez des relectures modernes et intelligentes, à mille lieux de la YA bienpensante et aseptisée qu’on nous sert à toutes les sauces (à noter, ce livre est aussi LGTB friendly ^^)
  • Vous aimez la plume de Leigh Bardugo et l’ambiance sombre du Grishaverse

The Language of Thorns, de Leigh Bardugo – éditions Orion – 288 pages – ISBN 9781510104419

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17 réflexions sur “The Language of Thorns – Leigh Bardugo

  1. Audrey dit :

    On a plus ou moins le même ressenti notamment sur la beauté de l’ouvrage. Je rêve qu’une maison d’édition nous propose une version française aussi belle 🙂
    Je n’ai pas été très emballée par Little knife mais c’est vrai que les derniers pages relèvent le niveau !
    En tout cas, j’ai adoré l’ambiance parfois sombre voire très noire de ces contes. Je vais suivre ton conseil et me pencher sur les autres livres de l’auteure qui me tentaient déjà beaucoup.

    Aimé par 1 personne

  2. Lutin82 dit :

    Le livre semble être un objet magnifique. J’ai les yeux qui brillent avec plein d’étoiles dedans. Merci beaucoup, j’ai presque envie de le commander au ère Noël… si ma lettre n’était pas déjà partie.
    Il me plait vraiment et puis coup de coeur pour toi

    Aimé par 1 personne

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