La malédiction de la zone de confort – Marianne Levy

zone de confort.jpgRose a (presque) tout pour être heureuse. Après 763 auditions infructueuses elle a enfin décroché son premier grand rôle dans la série télé de l’année. Son unique manque ? Un précieux recueil de poésie médiévale dont elle a besoin pour calmer son émotivité pathologique.

Ben n’a (presque) rien pour être heureux. En panne d’émotions, le scénariste et auteur de polars n’arrive plus à écrire une ligne. Son unique réconfort ? Les mails hystériques d’une dingue qui lui réclame un bouquin comme une naufragée, une bouée au milieu du Pacifique.

Ils étaient faits pour ne PAS se rencontrer. Probabilité qu’ils vivent un jour heureux ensemble : nulle. Probabilité qu’une probabilité soit fausse : non négligeable.


L’avis du Tanuki : paws 3


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Ce livre fait partie du challenge Coupe des 4 Maisons.

Objet ASPICs :
un livre noté 17/20 ou plus sur Livraddict (18.3 pour être exacte)


Des fois, je dois être un peu maso. La preuve : moi qui lève un sourcil perplexe devant les comédies romantiques mielleuses, je me suis laissée embarquée dans une lecture commune par June le dragon. Avec un livre classé romance, oui messire !

A défaut d’Harry rencontrant sa Sally, La malédiction de la zone de confort réunit deux jolis loosers bien névrosés comme il faut. Lui, Benjamin, auteur parisien drapé dans son aura d’artiste torturé de mes deux. Elle, Rose, actrice talentueuse mais fauchée et complétement à côté de ses pompes (si si, quand on cause avec le troubadour Guillaume IX on a un grain).

Ce roman léger et drôle (par moments) est un hommage assumé à toutes les comédies romantiques et leurs clichés, de You’ve got a mail à Notting Hill. Les personnages sont franchement télescopés (l’actrice super star est une peste, la meilleure copine est fofolle, etc etc) mais ceci dit, même moi qui suis une quiche pour ce genre j’ai saisi les clins d’œil de l’auteure (ah, la chemise mouillée de Mr Darcy).

La plume de Marianne Lévy est à son plus piquant lorsqu’elle se moque de ses personnages et de leurs folies douces. Dommage qu’à contrario d’une Bridget Jones, on ne soit pas allé plus loin dans l’ironie et le sarcasme ! Car si le début du roman est très bon, s’installe après un rythme un peu plan plan et sans réelles surprises.

Clairement, je ne suis pas la lectrice cible pour ce type de livre, mais je comprends tout à fait son succès : bien inscrit dans son époque, bourré de références et de (gentilles) moqueries, on passe un bon moment sans prise de tête aucune 😉

NB à destination d’un dragon :
Non, ton manuscrit ne ressemble pas à cette histoire malgré des thèmes communs (un plateau de tournage et une histoire d’amour). Non ton histoire n’est pas une fanfiction, non elle n’est pas niaiseuse.
En bref : je ne me suis quand même pas tapée ta béta-lecture pour des cacahouètes. Qu’est ce que tu attends pour envoyer ton manuscrit et être publiée, bordel de sacrenouille
😛
– signé : une belette anonyme 


TL : DR

Elle est belle, lui aussi, mais tout les deux auraient bien besoin de voir un psy vu les casseroles qu’ils se traînent. Découvrez les coulisses du tournage d’une série TV – et surtout ses amourettes si :

  • Vous aimez les comédies romantiques, clairement
  • Vous voulez découvrir une (toute petite) partie de l’envers du décor d’un film / d’une série TV
  • Vous aimez les histoires d’amour abracadabrantes, mais drôles et enjouées

La malédiction de la zone de confort, Marianne Levy – éditions Pygmalion – 377 pages – ISBN 9782756419138

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26 réflexions sur “La malédiction de la zone de confort – Marianne Levy

  1. juneandcie dit :

    Je suis sûre que tu es ravie d’être allée au bout de toi-même par solidarité. XD Sinon je confirme les deux protagonistes ont besoin de voir un psy, Guillaume IX devrait rester dans sa tombe, c’est prévisible mais c’est rigolo et plein de bonne humeur donc ça passe. En fait on n’est pas assez bisounours pour ce livre.

    Aimé par 1 personne

  2. fjva dit :

    Je me suis sans doute plus marrée à lire vos deux articles que le roman, n’étant guère la cible non plus XD (par contre ton avant-dernière description des persos me fait penser à un roman que j’avais commencé à écrire récemment, visant une cible plus consensuelle que mes âneries habituelles… mais que j’ai comme d’hab laissé tomber en cours de projet).
    Et sinon je suis d’accord avec toi pour pousser le Dragon au c… : sa prose étant écrite, qu’elle laisse aux éditeurs le soin de décider s’il y a un public ou pas : c’est leur métier! Elle n’a pas grand-chose à y perdre à part le coût des timbres et un peu de temps et d’amour-propre.

    Aimé par 1 personne

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