[Throwback Thursday] Much ado about nothing!

Le titre de cette pièce de Shakespeare se prêtait beaucoup trop bien à cette semaine 😉


Le thème de cette semaine est :

bruit.jpg

[Le TBTL kékecé ?] Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !


Aujourd’hui, Bettie Rose nous demande de parler d’un livre qui a fait beaucoup de bruit, qu’on a vu partout et que tout le monde semble aimer… sauf nous !

J’aurais pu parler en long en large et en travers Des yeux jaunes du crocodile de Katherine Pancol et de sa ménagerie de suites, des tortues à l’écureuil (car oui, je me suis entêtée, je les ai TOUS lus… et pas aimés :S).

Mais j’ai choisi un autre roman au titre fort animalier qui m’avait énormément déçue malgré les très bons avis des gens qui me l’avaient conseillé. Tous en boule! C’est parti pour L’Élégance du hérisson de Muriel Barbery :

elegance hérisson.jpg

Bien dotée d’une immense culture générale, acquise en autodidacte, Renée, 54 ans, a décidé de vivre cachée sous des dehors de concierge niaiseuse et inculte que les habitants de son immeuble cossu croient connaître. C’est donc en clandestine qu’elle lit du Proust, et emprunte des livres de philosophie. Aucun de ces « riches suffisants » ne doit penser que sous ses airs de concierge revêche se cache une intelligence brillante doublée d’une grande culture.

Paloma, 12 ans, brillante et révoltée, habite le même immeuble. Elle refuse le monde des adultes qu’elle considère comme un bocal à poissons rempli d’inepties et de faux-semblants. C’est pourquoi elle a pris sa décision : à la fin de l’année scolaire, le jour de ses 13 ans, elle se suicidera.

Mais des changements surviennent quand Kakuro Ozu, un Japonais féru de culture, emménage dans l’immeuble.


Il était partout. Sur tous les abris bus, dans tous les sacs et toutes les mains dans le métro et le train. Quand j’habitais Paris, il était juste impossible d’échapper au livre de Muriel Barbery. J’ en avais lu quelque pages, et pas vraiment charmée, je l’avais reposé (les livres ça vaut la peau du cul, donc les places dans mon panier sont chères ^^;).

Fast forward quelques années plus tard. Une de mes collègues livrovores me prête ce livre en me disant que je vais adorer. D’habitude on était raccord question lectures… il fallait bien une exception à la règle !

L’Élégance du hérisson est un roman qui m’agace au plus au point. C’est tout ce que déteste dans le parisianisme bobo-bcbg faussement intello. L’idée de base était top et Muriel Barbéry a su poser quelques très belles scènes.

Mais dans l’ensemble, et ça s’écoute parler, et ça se plaint pour rien, et ça joue les pauvres calimero que personne ne comprend. Le tout noyé de culture (étalée encore et encore comme de la confiture bien collante).

Et ne me lancez pas sur le personnage de Paloma, égocentrique, narcissique et gâtée pourrie. Mon empathie pour elle frisant le zéro absolu, difficile de me sentir concernée par ses problèmes de « pauvre petit fille riche »…

En bref, un roman peu crédible (passe encore) mais surtout absolument pas subtil (et ça je dis non). Je comprends son succès car encore une fois certains passages sont vraiment bien tournés. Mais l’ensemble est sérieusement verbeux et bancal. Next!


Ma note pour ce roman : paws 2


Et vous, quel livre auriez-vous choisi ?

30 réflexions sur “[Throwback Thursday] Much ado about nothing!

  1. AMBROISIE dit :

    Je ne comprends pas ceux qui n’ont pas aimé ce livre, en vrai les détails comme quoi l’une est riche et l’autre étale sa culture j’en ai fais abstraction parce qu’ils servent le sujet justement, c’est difficile de vivre dans un monde où tout le monde est égoïste et n’écoute personne, qui se focalise sur ses problèmes. J’ai été touchée par les deux personnages, et surtout par la fin. Et puis toutes ces choses qui sont dites dans le bouquin je les ai déjà pensé, déjà vécu, donc je ne peux qu’aimer ce roman.

    Aimé par 1 personne

    • Tanuki no Monogatari dit :

      comme je disais, je comprends le succès de ce livre ^^
      Mais c’est vrai que je suis complétement passer à côté de tout ce qui t’a touchée. Je me suis reconnue dans certaines pensées de Renée, mais je n’ai pas réussi à me lier d’empathie avec les personnages (à part le Mr Japonais), du coup dur dur d’être séduite :S

      J'aime

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